[ § ARTICLE 055 § ]

La FCC empêche le patron de Maradiva de quitter Maurice

Le directeur général de Maradiva reste bloqué à Maurice malgré la procédure de redressement.

La Financial Crimes Commission maintient son interdiction de sortie contre Sanjiv Ramdanee, directeur général de Maradiva Resorts, malgré les exigences de la procédure d'administration volontaire qui frappe la société hôtelière. Le dirigeant devait se rendre aux Émirats arabes unis, en Italie, au Royaume-Uni et au Maroc pour piloter le redressement de l'établissement. Cette restriction repose sur une charge provisoire remontant à juillet 2014, liée à une ligne de crédit bancaire de 470 millions de roupies impliquant un ancien cadre bancaire. Douze ans ont passé. Aucune conclusion judiciaire n'a été prononcée, mais la contrainte de mouvement demeure. L'enjeu dépasse la simple commodité personnelle. Une procédure d'administration volontaire exige la présence du plus haut responsable pour rencontrer les investisseurs institutionnels et conduire les opérations de recouvrement de créances. L'agence soutient que d'autres cadres peuvent assurer ces négociations, une position qui, selon la défense, néglige ces exigences procédurales. Le programme de déplacements comprenait en outre une participation jugée indispensable à deux rendez-vous sectoriels majeurs : l'Arabian Travel Market et le World Travel Market. Sur le plan juridique, la défense fait valoir que la loi sur la liberté sous caution n'exige aucun critère de nécessité absolue pour autoriser un déplacement professionnel. Elle reproche à l'autorité de restreindre une liberté constitutionnelle fondamentale sans démontrer le moindre risque de fuite. La commission n'a produit aucune pièce établissant que ces voyages menaceraient une procédure en cours. Le dirigeant, de son côté, a respecté les conditions de ses remises en liberté antérieures. La défense ajoute qu'aucun élément ne prouve que le financement obtenu en 2014 sortait du cadre corporatif habituel. L'opposition administrative entrave ainsi des efforts légitimes de sauvetage économique en s'appuyant sur un dossier figé depuis plus d'une décennie. Pour les participants à la procédure d'administration volontaire, la conséquence est immédiate : tant que la FCC maintiendra sa position, les négociations avec les investisseurs institutionnels et le calendrier de recouvrement resteront tributaires d'une levée d'interdiction dont l'échéance relève entièrement de l'autorité de poursuite.